
Sommaire
Définition · Symptômes · Exemples · Formes · Prévention · Reconnaissance · Conclusion
Douleurs à l’épaule, fourmillements dans les doigts, raideur du bas du dos… Les troubles musculo-squelettiques (TMS) concernent des millions de personnes actives. Dans les lieux de travail, ils représentent aujourd’hui la première cause de maladie professionnelle reconnue en France. Pourtant, ces affections invalidantes ne sont pas une fatalité.
Un environnement de travail mal adapté, des gestes répétitifs ou un travail monotone favorisent leur apparition. Heureusement, une démarche de prévention bien conduite, associée à une prise en charge médicale précoce et au suivi par le médecin du travail, permet de réduire durablement les TMS.
Cet article propose un guide pratique pour mieux comprendre ces pathologies, connaître les critères de reconnaissance en maladie professionnelle et surtout agir efficacement pour protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Que sont les troubles musculo-squelettiques (TMS) ?
Définition des TMS
Les troubles musculo-squelettiques regroupent l’ensemble des affections touchant :
- les muscles
- les tendons
- les nerfs
- les articulations
- la colonne vertébrale
Ils concernent principalement les membres supérieurs (épaule, coude, poignet, main) et le dos, mais peuvent aussi atteindre plus rarement les membres inférieurs comme le genou ou la cheville.
Ces lésions résultent d’un déséquilibre entre les contraintes exercées au poste et la capacité d’adaptation du corps. Lorsqu’elles sont liées à l’activité professionnelle, elles peuvent être reconnues comme maladie professionnelle.
Quels sont les symptômes des troubles musculo-squelettiques ?
- Douleur locale ou diffuse, mécanique : augmente à l’usage, baisse au repos.
- Inconfort persistant, sensation de lourdeur ou de tension.
- Fatigue musculaire et baisse d’endurance sur la tâche.
- Raideur, souvent le matin ou après immobilité, amplitude réduite.
- Faiblesse ou perte de force à la prise ou au port de charge.
- Engourdissements ou fourmillements si irritation nerveuse associée.
- Sensibilité à la pression des muscles, tendons ou insertions.
Exemples fréquents de TMS
Parmi les formes les plus courantes, on retrouve :
- la tendinopathie de la coiffe des rotateurs à l’épaule
- le syndrome du canal carpien au poignet
- la tendinite de De Quervain
- l’épicondylite latérale ou médiale
- la lombalgie chronique
- l’hygroma du genou
Ces pathologies constituent la majorité des dossiers instruits par l’Assurance Maladie au titre des TMS.

Les différentes formes de TMS au travail
Poignet et main
- Syndrome du canal carpien (compression du nerf médian) – reconnu au tableau 57 du régime général (57 C) lorsque l’exposition et les délais sont conformes. C’est l’une des TMS les plus fréquemment indemnisées.
- Ténosynovites des fléchisseurs/ extenseurs, maladie de De Quervain, doigt à ressaut – également au tableau 57 (gestes répétés, efforts de préhension).
Coude
- Épicondylite latérale (tennis elbow) et tendinopathie médiale (épitrochléite) – inscrites au tableau 57(section « Coude ») avec délai de prise en charge indicatif 14 jours après cessation d’exposition. Hygroma du coude (bursite d’appui) y figure aussi. (INRS)
Épaule
- Tendinopathies de la coiffe des rotateurs (épaules) – affections périarticulaires des gestes et postures, reconnues au tableau 57.
Rachis lombaire (dos)
- Lombalgies chroniques liées à la manutention de charges lourdes : tableau 98 (délai de prise en charge 6 mois, exposition minimale 5 ans).
- Affections du rachis lombaire dues aux vibrations corps entier : tableau 97.
Genou
- Douleurs fémoro-patellaires, hygroma prérotulien (inflammation de la bourse) chez les métiers à genoux/accroupis (pose de sols, carrelage, maintenance), station debout prolongée (commerce, soins).
Cheville et pied
Douleurs tendineuses et articulaires en station debout prolongée ou lors de déplacements fréquents sur sol dur. Les expositions thermiques (froid) et les sols inadaptés peuvent amplifier l’inconfort.
Repères utiles
Les TMS représentent 87 % des maladies professionnelles reconnues en France (branche AT-MP). À l’inverse, le « mal de dos » constitue aussi une cause majeure d’accident du travail, issu d’un événement soudain, différent d’une maladie professionnelle liée à une exposition prolongée.
Pour la reconnaissance, la pathologie doit correspondre à un tableau réglementaire (ex. 57, 97, 98), aux travaux listés et aux délais exigés. En dehors de ces critères, un examen par comité spécialisé (CRRMP) peut être sollicité. Les tableaux détaillés et leurs conditions sont consultables sur INRS et Legifrance.
La triade poignet/main – coude – épaule, complétée par les lombalgies professionnelles liées à la manutention et aux vibrations, concentre l’essentiel des TMS reconnus en maladie professionnelle en France.
Origine professionnelle : critères et reconnaissance
Quand parle-t-on d’un TMS “d’origine professionnelle” ?
Lorsqu’il répond aux critères d’un tableau de maladie professionnelle (désignation de la lésion, délai de prise en charge, liste de travaux). Le tableau n° 57 du régime général (RG 57) concerne les affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail (épaule, coude, poignet-main, genou-cheville). Sa dernière mise à jour réglementaire date de 2017.
Exemples de désignations dans le RG 57 : tendinopathie non rompue de la coiffe des rotateurs (épaule), épicondylalgie (coude), syndrome du canal carpien (poignet), hygroma prérotulien (genou). Pour chaque localisation, le tableau précise le délai de prise en charge (ex. 30 jours pour certaines affections de l’épaule) et une liste limitative de travaux (gestes répétitifs, efforts en charge, postures extrêmes).
Comment se déroule la demande de reconnaissance ?
L’assuré dépose un dossier auprès de sa caisse d’Assurance Maladie, avec certificat médical initial, éléments d’imagerie/EMG si indiqué, descriptions d’expositions. La CPAM instruit au regard du tableau concerné, ou saisit un comité d’experts en cas de situation hors tableau. Les sites d’information d’Ameli et de l’INRS détaillent la marche à suivre et donnent accès aux textes.
Pourquoi les TMS sont-ils un enjeu majeur de santé au travail ?
Données utiles pour agir
• Fardeau mondial : 1,71 milliard de personnes ont une affection musculo-squelettique ; la lombalgie est la première cause d’incapacité.
• Entreprises : la prévention des troubles musculo-squelettiques au travail renforce aussi la performance (engagement, absentéisme en baisse, qualité). Des étapes et outils concrets sont décrits par la branche Risques professionnels.
• Réglementation : pas de texte “spécifique TMS”, mais une obligation générale d’évaluer et prévenir les risques (document unique), à articuler avec les recommandations des organismes de référence
Poids des maladies professionnelles
Les chiffres sont éloquents : en France, les TMS représentent plus de 85 % des maladies professionnelles indemnisées. Ils dominent largement les déclarations d’affections liées au travail physique répétitif.
Cette progression constante des signalements montre combien il est essentiel d’agir sur la santé et la sécurité dans les lieux de travail.
Conséquences sur la productivité
Quel est l’impact des TMS sur la productivité ?
- Les TMS dégradent productivité et qualité, alimentent l’absentéisme, diminuent la qualité de vie des travailleurs et génèrent un coût financier majeur.
- Productivité en baisse : les TMS désorganisent l’activité (réaffectations, lenteurs, défauts), ce qui réduit la performance et la qualité et augmente le turnover. L’INRS rappelle leur effet direct sur la baisse de productivité et la hausse de l’absentéisme.
- Absentéisme massif : en France, près de 26 millions de journées de travail sont perdues chaque année à cause des TMS et du mal de dos ; environ 30 % des arrêts seraient liés à un TMS. Durée moyenne d’un arrêt pour accident lié au dos : ~3 mois.
- Coût financier élevé : l’Assurance Maladie – Risques professionnels estime 2,4 milliards d’euros de cotisationsversées chaque année pour TMS et lombalgies, et indique que les coûts indirects (désorganisation, remplacements, pertes de qualité) sont ≈5× les coûts directs.
- Santé et sécurité : les TMS augmentent le risque d’accidents (gestes compensatoires, baisse de vigilance) et pèsent sur les démarches de santé et de sécurité au travail ; au niveau européen, ils sont associés à plus d’arrêts maladie, de turnover et de coûts pour les organisations.
- Qualité de vie du travailleur : douleur, limitations fonctionnelles et séquelles ; 46 % des TMS entraînent des séquelles lourdes (incapacité permanente), avec risque de désinsertion professionnelle.
- Maladie professionnelle : les TMS représentent ~87 % des maladies professionnelles reconnues en France, ce qui renforce leur impact sur la productivité et sur les charges de l’entreprise.
- Amplitude du phénomène : la prévalence élevée des TMS (dos et membres supérieurs) dans la population active alimente mécaniquement l’absentéisme et la baisse de productivité.
Répercussions humaines
Au-delà de l’aspect économique, les TMS affectent profondément la santé physique et mentale :
- Douleurs chroniques
- Limitations fonctionnelles
- Incapacité permanente possible
- Fatigue morale
- Dégradation du bien-être global
- Un trouble musculosquelettique ancien et mal traité peut devenir un véritable handicap quotidien.
Les causes principales des troubles musculo-squelettiques au travail
1. Gestes répétitifs et postures extrêmes
La triade classique des facteurs biomécaniques comprend :
- La force
- La posture
- La répétitivité
Maintenir longtemps les bras au-dessus des épaules, tordre le poignet ou répéter sans pause le même geste dans un travail monotone surcharge progressivement les tissus.
Le travail statique prolongé, notamment en bureautique, favorise aussi les douleurs cervicales et les tendinites du poignet.
2. Manutention de charges lourdes
Soulever, pousser ou tirer des charges importantes reste l’un des premiers facteurs d’accidents du travail et de troubles musculo-squelettiques.
Sans temps de récupération suffisant ni matériel adapté, la mise en place d’objectifs de cadence trop élevés expose fortement le dos et les épaules.
3. Organisation du travail
Une organisation inadaptée joue un rôle déterminant :
- Cycles trop courts
- Absence de micro-pauses
- Rotations inexistantes
- horaires atypiques
- Manque d’autonomie
- Ces éléments aggravent le risque de maladie professionnelle.
4. Ambiances physiques
Le froid, le bruit ou un éclairage déficient contraignent les gestes et augmentent la tension musculaire.
5. Facteurs psychosociaux
Stress, pression temporelle, faible reconnaissance ou manque de soutien hiérarchique influencent fortement la santé physique et mentale et favorisent l’apparition d’un trouble musculosquelettique.
Comment le stress au travail aggrave-t-il les TMS ?
Le stress agit comme un amplificateur silencieux :
-augmentation du cortisol;
-Une tension musculaire accrue;
-une vasoconstriction;
-Des postures statiques plus longues;
-Des micro-pauses négligées.
Ces mécanismes physiologiques et organisationnels combinés expliquent pourquoi les TMS progressent souvent dans un environnement de travail tendu.
Les secteurs professionnels les plus exposés
Les TMS se concentrent particulièrement dans :
transports et logistique
BTP
commerce
agroalimentaire
propreté
métallurgie
aide et soins à la personne
Dans ces domaines, une démarche de prévention structurée est indispensable pour limiter accidents du travail et maladies professionnelles.
Prévenir les TMS : une obligation de santé et de sécurité
Principes généraux
La prévention des troubles musculo-squelettiques repose sur une approche systémique :
Évaluation des risques
Adaptation des postes
Organisation du travail
Formation continue
Participation des salariés
Suivi régulier
1) Démarche de prévention
- Lancer une démarche de prévention structurée (diagnostic → actions → suivi).
- Associer terrain, encadrement, HSE/CSE, médecine du travail.
- Mettre à jour l’évaluation des risques professionnels et prioriser les postes exposés.
2) Aménagement du poste de travail
- Adapter le poste à la personne : hauteurs réglables, plans proches du corps.
- Limiter port de charges, vibrations, efforts de prise en force et torsions.
- Ergonomie simple et efficace : poignées antiglisse, aides à la manutention.
3) Organisation du travail
- Varier les tâches (rotation) et planifier des micro-pauses régulières.
- Ajuster cadences et objectifs à la réalité du terrain.
- Donner de l’autonomie pour organiser le rythme en cas de douleur.
4) Formation et gestes professionnels
- Former à l’ergonomie pratique et à l’usage des aides techniques.
- Intégrer un échauffement de 5–7 min en début de poste.
- Sensibiliser au repérage précoce des signes TMS.
5) Suivi et amélioration continue
- Suivre des indicateurs : douleur moyenne <3/10 en fin de journée.
- Réviser les actions chaque mois avec le terrain.
- Capitaliser les retours d’expérience et diffuser les bonnes pratiques.
Tableau comparatif : Expositions TMS et leviers d’action
| Catégorie | Exemples d’expositions | Indicateurs à suivre | Leviers d’action efficaces | Limites/points de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| Biomécaniques | Force, postures extrêmes, gestes répétitifs, port de charges, vibrations | Angles articulaires, cycles/min, masses portées, niveaux vibratoires | Conception des postes, aides à la manutention, réduction des amplitudes, outillage adapté, micro-pauses | Effets isolés parfois modestes ; tester en situation réelle I |
| Ambiances physiques | Froid, bruit, éclairage déficient | Température au poste, éclairement (lux), bruit (dB) | Chauffage localisé, éclairage au plus près de la tâche, écrans anti-bruit | Ne pas créer d’effets collatéraux (éblouissement, courant d’air) |
| Organisation | Cadence, temps de récupération, horaires | Temps de cycle, % de récupération, variabilité des tâches | Ajustement des cadences, rotations, planification des pauses, marges de manœuvre | Effet insuffisant si non couplé à l’ergonomie matérielle Ameli |
| Psychosocial | Faible autonomie, pression temporelle, soutien insuffisant | Scores JCQ/COPSOQ, climat social | Management de proximité, participation, reconnaissance | Effets indirects et contextuels ; mesurer l’adhésion |
Reconnaissance en maladie professionnelle
Qui peut reconnaître un TMS ?
- La reconnaissance en maladie professionnelle s’appuie en France sur des tableaux réglementaires, notamment le tableau 57 du régime général.
- Le dossier est instruit par la CPAM au vu :
- du certificat médical initial
- des examens complémentaires
- de la description du poste
- des délais de prise en charge
- Le médecin du travail et le médecin traitant jouent un rôle central dans la constitution du dossier et la prise en charge.
Différence avec l’accident du travail
Un TMS relève d’une exposition prolongée et répétée. À l’inverse, une lombalgie brutale suite à un effort soudain est classée comme accident du travail.
Erreurs fréquentes à éviter
- Corriger une posture sans corriger la cadence : la charge cumulative reste inchangée.
- Se limiter à la formation gestuelle : sans agir sur le poste et l’organisation, l’impact est faible.
- Acheter du matériel sans test réel : risque d’inadéquation et de rejet par les utilisateurs.
- Ignorer les premiers signaux douloureux : retarde la réaction et favorise l’installation des TMS.
FAQ – Questions fréquentes sur les TMS
Non. L’âge augmente la vulnérabilité tissulaire, mais la réduction des expositions au poste reste déterminante à tout âge.
Oui. En combinant variation des postures, micro-pauses, limitation des efforts et réglages du poste, on diminue le risque et l’intensité des douleurs.
C’est une décision médicale. Souvent, des aménagements temporaires du poste et des adaptations organisationnelles permettent de poursuivre l’activité tout en évitant l’aggravation.
Sur le plan mondial, la lombalgie est la première cause d’incapacité. Outre les efforts et postures, la sédentarité et le manque de variation des tâches jouent un rôle ; sur le terrain, des micro-pauses et l’alternance des postures (assis-debout) limitent la charge cumulative.
Le médecin traitant ou le médecin du travail, qui posent le diagnostic et guident l’orientation du dossier.
Certificat médical initial, résultats d’examens, description détaillée du poste et attestation d’emploi.
Conclusion
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont fréquents, coûteux et invalidants, mais ils ne sont pas une fatalité : en France, ils constituent la majeure partie des maladies squelettiques liés au travail et pèsent lourd en journées de travailperdues et en coût financier, comme le rappelle Santé publique France ; pourtant, une démarche de préventionrigoureuse change la donne. Tout part d’un état des lieux précis des lieux de travail et de l’environnement de travail : repérer mauvaise posture, mauvaise pratique, travail monotone, manutention manuelle, cadences, et risques psychosociaux qui dégradent la santé mentale et alimentent la fatigue musculaire. Ensuite, la mise en place d’actions selon les principes généraux de prévention ( évaluation des risques, aménagements, organisation, formation) réduit à la fois risques professionnels et accidents du travail (et chaque accident du travail évité protège la santé et de sécurité de tous). Côté soin, la prise en charge coordonnée par le médecin du travail et le médecin traitant limite la chronicité des pathologies comme le syndrome du canal carpien, les tendinite du coude ou d’épaule, et plus largement tout trouble musculosquelettique ; si les troubles musculo sont déjà présents, la reconnaissance en maladie professionnelle est possible lorsque les critères des tableaux sont atteints (reconnaissance professionnelle en France). En somme, prévenir les TMS joue un rôle direct sur la productivité et la qualité de vie : en agissant en amont sur le poste de travail, l’organisation du travail, la formation continue et le soutien managérial, on protège la santé physique et mentale, on sécurise durablement les conditions de travail et on améliore la performance collective.
- INRS, 2025, “Troubles musculosquelettiques (TMS) – Ce qu’il faut retenir”, INRS, URL : https://www.inrs.fr/risques/tms-troubles-musculosquelettiques/ce-qu-il-faut-retenir.html (consulté le 5 janvier 2026). INRS
- Assurance Maladie – Entreprise, 2025,Ameli“Les TMS : pourquoi et comment agir”, Ameli, URL : https://www.ameli.fr/entreprise/sante-travail/risques/troubles-musculosquelettiques-tms/pourquoi-comment-agir(consulté le 5 janvier 2026).
- INRS, 2017, “Tableau n° 57 du régime général – Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail”, INRS, URL : https://www.inrs.fr/publications/bdd/mp/tableau.html?refINRS=RG+57 (consulté le 5 janvier 2026).
- Assurance Maladie – Risques professionnels, 2025, “Rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (bilan 2023)”, URL : https://www.assurance-maladie.ameli.fr/etudes-et-donnees/2024-rapport-annuel-assurance-maladie-risques-professionnels (consulté le 5 janvier 2026).
- World Health Organization, 2022, “Musculoskeletal conditions – Key facts”, WHO, URL : https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/musculoskeletal-conditions (consulté le 5 janvier 2026). Organisation mondiale de la santé
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