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Tendinite du triceps : symptômes, traitements, prévention et programme d’exercices

Tendinite du triceps


La tendinite du triceps touche l’insertion du muscle triceps sur l’olécrâne (coude). Elle provoque une douleur postérieure lors des mouvements de poussée, des pompes ou du développé couché. Ce dossier explique simplement comment la reconnaître, pourquoi elle survient, quels examens demander, quels traitements choisir et comment reprendre le sport sans rechute. Vous trouverez des protocoles d’exercices, des check-lists rapides, un tableau comparatif des options thérapeutiques et des repères chiffrés issus d’études récentes.

Définition, anatomie et contexte

La tendinite du triceps (ou tendinopathie du triceps) correspond à une souffrance du Tendon du triceps: tendon terminal qui relie le triceps à l’os du coude (olécrâne). Le patient décrit une douleur en arrière du coude, aggravée par l’extension contre résistance ou les appuis en charge. Dans les formes chroniques, la douleur domine, sans véritable inflammation aiguë au microscope : on parle alors plutôt de tendinopathie (désorganisation des fibres de collagène, néo-vascularisation).


Le triceps est le principal extenseur du coude. Son tendon s’insère au sommet de l’olécrâne. Cette zone est soumise à de fortes contraintes de traction lors des gestes de poussée et des charges lourdes.

Anatomie:triceps brachial -- tendon du triceps- tendinite triceps
Anatomie triceps brachial

Quelles sont les causes de la tendinite du triceps ?

La tendinite du triceps brachial, ou plus précisément la tendinite du triceps brachial au niveau du coude, est le plus souvent liée à une combinaison de mouvements répétitifs et de surcharge mécanique. Elle apparaît lorsque le muscle triceps brachial est sollicité de façon excessive, notamment lors des gestes de poussée, des pompes ou du développé couché, entraînant une inflammation progressive de son insertion sur l’olécrâne. Les causes principales sont la surcharge à l’entraînement, une augmentation trop rapide des charges, une technique inadaptée ou un travail professionnel impliquant des gestes répétés du membre supérieur. Les symptôme typiques associent une douleur postérieure du coude, parfois une raideur et une gêne fonctionnelle, surtout après l’effort. Sans correction des facteurs déclenchants, cette tendinite du triceps brachial peut devenir chronique et limiter durablement les activités sportives.

Fréquence et profils à risque

Les lésions du triceps sont peu fréquentes comparées aux autres tendons du membre supérieur, mais sous-diagnostiquées car la force d’extension peut rester partiellement conservée. Elles concernent davantage les sportifs de force (haltérophilie, bodybuilding, football américain) et les travailleurs exposés aux poussées répétées.
Facteurs favorisants :

  • Surcharge mécanique (volume ou intensité inadaptés, gestes répétés en poussée).
  • Âge et sexe : majorité d’hommes d’âge actif dans les séries cliniques.
  • Comorbidités : rhumatoïdecardiopathie ischémiqueinsuffisance rénale (associées à plus de complications post-opératoires dans les séries sur les ruptures).
  • Corticostéroïdes (injections locales ou usage systémique) et stéroïdes anabolisants : plusieurs rapports associent ces expositions à des ruptures du triceps.

Mécanismes : ce qui se passe dans le tendon

La tendinopathie résulte d’un déséquilibre entre micro-lésions et réparation. Les fibres de collagène se désorganisent, la vascularisation augmente, avec modifications biochimiques qui altèrent la mécanique du tendon. Le résultat : baisse de la tolérance à la charge et douleur à l’effort.

Pourquoi la douleur augmente-t-elle au verrouillage du coude ?
Le bras de levier du triceps est maximal en extension terminale ; la contrainte sur l’enthèse est donc plus élevée, surtout en charge ou en vitesse. La reprise trop rapide des amplitudes complètes ou des charges maxi entretient la douleur.

Quels sont les symptômes de la tendinite du triceps ?

Quels sont les symptômes de la tendinite du triceps ? Le symptôme principal de la tendinite du triceps brachial est une douleur localisée sur la face postérieure du coude, au niveau précis du tendon du triceps brachial et de son insertion olécranienne. Cette sensation douloureuse apparaît surtout lors des exercices de poussée ou après une surcharge de l’articulation. Les symptômes associent fréquemment une inflammation locale avec sensibilité à la palpation, parfois une raideur du coude et une gêne à l’extension complète du bras. La douleur peut devenir plus intense au repos et s’accompagner d’une sensation de faiblesse lors des mouvements sollicitant le tendon du triceps brachial. L’atteinte reste généralement postérieure et bien localisée, ce qui aide à distinguer cette tendinite des autres causes de douleurs du coude. En l’absence de prise en charge adaptée, l’inflammation tendineuse peut persister et limiter durablement les activités sportives ou professionnelles.

Signes fonctionnels typiques

  • Douleur postérieure du coude, nette à l’extension contre résistance, au verrouillage du coude et lors des appuis (pompes, dips, développé couché).
  • Sensibilité à la palpation au niveau de l’olécrâne.
  • Gêne aux activités de poussée et lors du port de charges.
  • En cas de lésion plus avancée : faiblesse d’extension et, si rupture, « dépression » palpable et hématome.
    Question fréquente : la douleur peut-elle descendre dans l’avant-bras ?
    Oui. Une irradiation vers l’avant-bras postérieur est possible du fait des insertions aponévrotiques et de la mise en tension du complexe extenseur.

Diagnostic différentiel à ne pas oublier

  • Épicondylalgie latérale (tennis elbow) et médiale (golf elbow)
  • Bursite olécranienne
  • Arthropathie du coude
  • Douleur référée (rachis cervical, nerf ulnaire)
  • Rupture partielle ou complète du tendon tricipital (

Examens : quand et lesquels ?

Imagerie de 1re ligne : Échographie

L’échographie musculo-squelettique visualise l’épaississement du tendon, les zones hypoéchogènes, les calcifications et l’insertion sur l’olécrâne. Elle permet d’identifier des défauts partiels et des hématomes, et d’évaluer en dynamique la continuité tendineuse. Sa performance est élevée pour distinguer déchirure complète et partielle dans les tendons distaux.

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Quand demander une IRM ?

L’IRM précise l’étendue des lésions, recherche une rétraction, un œdème osseux, ou un fragment d’avulsion. Elle est utile si les symptômes persistent malgré la prise en charge, si l’échographie est équivoque, ou en cas de suspicion de rupture importante. Noter que l’IRM peut surestimer l’ampleur d’une déchirure complète par rapport à une lésion partielle ; l’interprétation clinique reste essentielle.

Radiographies : repérer l’enthésophyte

Un éperon olécranien (enthésophyte de traction) est fréquent aux insertions douloureuses du triceps. Il peut être asymptomatique ou participer à la douleur, parfois avec une fissure du spicule. Son repérage oriente aussi la stratégie (soins conservateurs vs. exérèse si douleurs rebelles). (

Comment traiter la tendinite du triceps ?

Le traitement de la tendinite du triceps brachial repose sur une approche thérapeutique progressive associant repos relatif, rééducation et kinésithérapie. La priorité initiale est de soulager la douleur : en phase aiguë, il convient de réduire les charges et les gestes déclencheurs afin de diminuer l’inflammation sans pour autant instaurer un repos complet prolongé. L’examen clinique réalisé par le médecin permet de confirmer le diagnostic et d’orienter l’approche thérapeutique vers des solutions adaptées. La rééducation constitue le pilier central du traitement de la tendinite : elle comprend des exercices spécifiques de renforcement du muscle triceps brachial, d’abord doux puis de plus en plus intenses, pour restaurer la tolérance du tendon à l’effort. La kinésithérapie aide à corriger les déséquilibres, à améliorer la mobilité du coude et à accompagner la reprise des activités. Les exercices excentriques et les exercices de rechargement contrôlé sont particulièrement recommandés. Le repos reste utile, mais il doit être intégré de manière intelligente, combiné à une rééducation bien conduite, afin de permettre une guérison durable et un retour progressif au sport.

La tendinite du triceps guérit dans la majorité des cas avec une prise en charge conservatrice bien conduite : éducation à la charge, exercices structurés, traitement de la douleur, correction des facteurs de risque. Les ruptures étendues (ou les échecs prolongés) relèvent d’une discussion chirurgicale.

Traitement conservateur : protocole en 3 étages

Étape 1:Calmer la douleur et protéger la zone (2–3 semaines)

  • Adapter les gestes : limiter les poussées lourdes, les verrouillages en fin d’extension, les pompes profondes.
  • Autoriser les activités non douloureuses ; éviter le repos complet prolongé.
  • Glaçage court (10 min) après effort si utile.
  • AINS à courte durée si besoin, après avis médical. (nhs.uk)

Etape 2: rééducation

Quels exercices kinésithérapeutiques pour le triceps ?

Dans le cadre des exercices kiné dédiés à la rééducation et à la réhabilitation, la rééducation du muscle du bras doit combiner étirement, mobilité et renforcement progressif. Les exercices de rééducation commencent par des étirements doux du muscle triceps brachial afin d’améliorer la mobilité du coude et de réduire les tensions sur son tendon. La réhabilitation repose ensuite sur des techniques spécifiques de renforcement, notamment des exercices excentriques et des exercices en charge contrôlée, réalisés avec une bonne technique d’exécution. Ces exercices kiné visent une réhabilitation complète du muscle du bras : travail d’extension du coude avec élastique, renforcement isométrique en position indolore, puis renforcement dynamique progressif pour une réhabilitation efficace. Les exercices d’étirement et les exercices de mobilité sont intégrés à chaque étape de la réhabilitation pour favoriser la réhabilitation tendineuse. Une technique adaptée et une progression sans surcharge permettent une réhabilitation durable et un retour sécurisé aux activités sportives.

Recharger progressivement le tendon (6–12 semaines)

  1. Exercices excentriques et à vitesse lente (tempo 3–4 s descente), charge modérée, douleur tolérable ≤3/10 pendant l’exercice, sans majoration le lendemain.
  2. Renforcement isométrique en début de phase (5 × 45 s contre résistance sous-maximale).
  3. Travail isotonique lent et lourd (HSR) à mesure que la douleur baisse.
  4. 3–4 séances/semaine, progression de 10–20 %/semaine selon les symptômes. Les données récentes sur les tendinopathies montrent une amélioration robuste de la douleur et de la fonction avec l’excentrique et/ou l’HSR même si la supériorité d’un schéma unique n’est pas constante selon les sites tendineux.

Comprendre le HSR (Heavy Slow Resistance)

HSR = Heavy Slow Resistance, en français renforcement lent et lourd.

L’idée en 3 points

  • Lent : chaque répétition dure environ 6–8 s (3–4 s pour descendre, 1–2 s pause, 3–4 s pour remonter).
  • Lourd : charge modérée à lourde mais contrôlée, en restant propre techniquement.
  • Progressif : augmentation de la charge ou du volume semaine après semaine si la douleur reste tolérable.

Étape 3:Retour au geste et prévention des rechutes

-Réintroduire les poussées (pompes, développé couché, dips) en amplitude partielle au départ, éviter l’extension verrouillée lourde pendant 2–3 semaines, puis augmenter l’amplitude.

-Intégrer du travail pliométrique lége (lancers de med-ball) seulement si indolore et après rechargement réussi.

-Poursuivre un entretien 1–2 fois/semaine (isométriques lourds, HSR).

Modalités complémentaires : que disent les preuves ?

  • Bandages/straps : confort possible, effet mécanique limité ; autorisé si cela facilite l’entraînement.
  • Ondes de choc : données hétérogènes selon les tendons, intérêt à discuter au cas par cas.
  • Infiltration de corticostéroïdes : soulagement transitoire possible mais signal de risque de rupture sur le triceps, surtout chez les sportifs de force et en cas de dose répétée ; à éviter dans les tendinopathies chroniques du triceps.
  • PRP : résultats variables dans les tendinopathies ; pas de supériorité claire démontrée pour le triceps.
  • Physiothérapie active (éducation + charge progressive) reste la base, avec une tendance actuelle à privilégier HSRet mouvements contrôlés.
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Quand envisager la chirurgie ?

Indications typiques :

  • Rupture complète ou avulsion osseuse avec perte de force d’extension.
  • Rupture partielle >50 % réfractaire au traitement bien conduit.
  • Échec du traitement conservateur prolongé (>6 mois) avec gêne fonctionnelle majeure.
    Les réparations distales du triceps donnent généralement de bons résultats, avec des taux de complication modestes et un taux de re-révision faible à 1 an dans les grandes bases de données. Les séries chez sportifs de force rapportent des retours à la pratique élevés après réparation.
    Et l’éperon olécranien douloureux ?
    En cas d’éperon symptomatique résistant aux soins conservateurs, une exérèse ciblée peut être discutée. Les publications décrivent des techniques ouvertes ou endoscopiques avec amélioration des douleurs sélectionnées.
À retenir :
  • Définition : tendinite du triceps = tendinopathie de surcharge de l’enthèse olécranienne.
  • Diagnostic : échographie en 1re intention ; IRM si doute ou échec thérapeutique.
  • Traitement : éducation + rechargement progressif (isométrique, excentrique, HSR).
  • Corticoïdes : prudence particulière sur ce tendon.
  • Chirurgie : réservée aux ruptures importantes ou aux échecs prolongés.
Source : littérature en médecine du sport
Programme d’exercices guidé

Programme d’exercices guidé (12 semaines, à adapter)
Rappel : la tendinite du triceps s’améliore avec une progression raisonnée de la charge. La douleur pendant l’exercice doit rester ≤3/10 et redevenir au niveau de base à 24 h.

Semaine 1–2 : mise en route

  • Isométriques triceps coude à 45–60° : 5 × 45 s, 1 jour sur 2.
  • Extensions poulie légère à tempo lent : 3 × 12 répétitions.
  • Pompes murales : 3 × 10, amplitude partielle.
  • Auto-massages 5 min après l’entraînement si confort.

Semaine 3–6 : excentrique / HSR

  • Extensions à la poulie : 4 × 8–10, tempo 3–0–3, charge modérée à lourde.
  • Dips sur banc amplitude réduite : 3 × 6–8 (si indolore).
  • Développé couché serré partiel : 3 × 6 (barre légère).
  • Gainage en appui bras tendu : 3 × 30–45 s.

Semaine 7–12 : retour au geste

  • Progression des charges : +10–15 % toutes les 2 semaines si douleur ≤2/10.
  • Pompes au sol amplitude complète : 3 × 12.
  • Développé couché : remonter progressivement l’amplitude, éviter le verrouillage lourd.
  • Pliométrie légère (lancers med-ball) : 2 × 10 si indolore.
Que faire en 5 étapes ?
  • Identifier les gestes déclencheurs (poussées, verrouillage).
  • Réduire la charge sans arrêter toute activité.
  • Démarrer les isométriques, puis excentriques/HSR.
  • Surveiller la douleur à J+1 ; ajuster la progression.
  • Réintroduire les gestes spécifiques graduellement.
Source : jssm.org – recommandations en médecine du sport
Erreurs fréquentes à éviter :
  • Repos complet prolongé : le tendon déconditionne et perd sa capacité d’adaptation.
  • Reprise trop rapide : des charges lourdes et verrouillages en fin d’extension.
  • Infiltrations répétées de cortisone : sur une tendinopathie chronique du triceps, risque de rupture tendineuse.
  • Éperon olécranien ignoré : une cause mécanique persistante peut entretenir la douleur.
Sources scientifiques : recommandations issues de la littérature biomédicale (PubMed)

Prévention et retour au sport

  • Planifier les cycles d’entraînement : alternance charge/récupération.
  • Échauffer le complexe triceps/épaules ; activer en isométrique avant les charges.
  • Éviter les verrouillages lourds et les amplitudes extrêmes sur charges maxi.
  • Renforcer l’épaule et les scapulas : meilleure répartition des contraintes.
  • Surveiller la technique (prise, trajectoire) au développé couché et dips.
  • Prudence avec les corticostéroïdes et stéroïdes anabolisants.

Comment prévenir la tendinite du triceps ?

La prévention de la tendinite du triceps brachial passe avant tout par une activité physique bien conduite et une technique maîtrisée. Il est essentiel d’éviter une surcharge trop brutale du tendon, notamment lors des exercices de poussée comme le développé couché ou les pompes. Un échauffement adapté avant chaque séance permet de préparer progressivement le muscle triceps brachial et de limiter le risque d’inflammation. Le renforcement régulier des muscles du membre supérieur aide le tendon à mieux tolérer les efforts et réduit l’impact des gestes du quotidien. Pour prévenir la tendinite du triceps brachial, il convient aussi d’éviter les activités physiques répétitives mal dosées et d’augmenter les charges de façon graduelle. Une bonne technique d’exécution, associée à une récupération suffisante entre les entraînements, constitue le meilleur moyen de protéger durablement le coude contre les effets de la surcharge mécanique.

Conclusion

En conclusion, la tendinite du triceps brachial correspond à une tendinopathie du triceps touchant le tendon tricipital à son extrémité distale, principalement sur la face postérieure du coude. Le muscle triceps brachial est un muscle extenseur du membre supérieur, situé dans la partie postérieure de la diaphyse humérale, formé par un chef long, un chef latéral et un chef médial, dont l’ensemble converge vers une lame tendineuse commune appelée tendon tricipital ou tendon tricipital brachial, innervé par le nerf radial et en proximité du nerf ulnaire. Les symptômes dominants associent un manque de force à l’extension du bras, une douleur localisée et une raideur du coude, surtout lors de l’extension contrariée ou de l’extension complète du coude. Les mouvements répétitifs, la surcharge à l’entraînement et la pratique sportive mal dosée représentent les causes les plus fréquentes dans la vie quotidienne. L’échographie ou une irm permettent de préciser le niveau du tendon et de rechercher une rupture partielle ou une rupture tendineuse, parfois favorisée par un traumatisme direct. La rupture du triceps brachial peut être partielle ou complète, avec possibilité de rupture partielle, de rupture complète ou même de rupture complète du tendon, situation nécessitant un traitement de la rupture adapté. Le traitement de la tendinite repose sur une approche thérapeutique associant rééducation, kinésithérapie et exercices de renforcement progressif pour tendre le coude sans douleur. Les massages tendinite triceps, comme le massage doux avec pression légère et fibres croisées, utilisent des techniques apaisantes à base de massage doux et de massage doux et apaisant, utiles pour soulager la douleur et favoriser la reprise du sport. La prise en charge débute toujours par un examen clinique rigoureux du membre supérieur afin de protéger l’épaule et main lors des exercices et d’éviter les confusions avec le biceps brachial ou le biceps brachial. En cas de rupture complète ou de rupture complète du tendon, le traitement de la rupture complète relève d’une prise en charge spécialisée, avec un traitement de la rupture tendineuse bien codifié. Une rééducation bien menée, associant étirement du muscle triceps brachial, correction technique et progression sans surcharge, permet un retour durable aux activités physiques.

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FAQ – vos questions les plus fréquentes

Puis-je continuer la musculation avec une tendinite du triceps ?

Oui, en adaptant la charge : réduire les poussées lourdes, éviter le verrouillage, privilégier l’HSR contrôlé et les isométriques tant que la douleur reste ≤3/10 et n’augmente pas le lendemain.

Combien de temps pour guérir ?

Comptez 8 à 12 semaines pour une amélioration nette sous programme structuré, avec variations individuelles selon l’ancienneté et les facteurs de risque. Les ruptures opérées suivent des protocoles plus longs.

Quand consulter en imagerie ?

Si la douleur persiste au-delà de 6–8 semaines malgré l’adaptation de charge, ou s’il existe une faiblesse brutale/écchymose : échographie en 1er, IRM si doute.

Les infiltrations cortisonées sont-elles recommandées ?

Pas en première intention sur ce tendon. Leur usage peut exposer à un risque de rupture du triceps.

Un éperon osseux explique-t-il ma douleur ?

Parfois. L’éperon olécranien peut être douloureux, seul ou avec une tendinopathie/bursite. L’exérèse se discute seulement si échec du traitement conservateur.

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SOURCES ET RÉFÉRENCES

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