
En bref : les mollets encaissent chaque foulée et chaque saut. Les garder souples, c’est prévenir les crampes, protéger le tendon d’Achille, gagner en mobilité de cheville et courir plus confortablement. Voici 8 étirements détaillés pour le gastrocnémien et le soléaire, avec la bonne technique et les erreurs à éviter.
Deux muscles à étirer différemment
Le mollet se compose de deux muscles principaux, qui se rejoignent sur le tendon d’Achille :
- Le gastrocnémien : le muscle superficiel, visible ; il croise le genou, donc on l’étire jambe tendue.
- Le soléaire : plus profond, il ne croise pas le genou ; on l’étire genou fléchi.
C’est pour ça qu’un bon étirement des mollets se fait dans les deux positions : jambe tendue puis genou plié. Sinon, on ne cible que la moitié du travail.
Pourquoi les étirer ?
- Limiter les crampes et les sensations de mollets « durs » après l’effort.
- Ménager le tendon d’Achille et l’arrière de la cheville.
- Gagner en mobilité de cheville, utile pour le squat, la course et la marche.
- Mieux récupérer après la course ou une séance jambes.
Comment bien s’étirer
- Après l’effort ou à chaud : jamais sur un mollet froid avant un sprint.
- Talon bien ancré au sol pour l’étirement au mur, sans décoller.
- Tenez 20 à 30 secondes, 2 à 3 fois par jambe, en respirant.
- Sans à-coups : une tension progressive, jamais de rebond.
Les 8 meilleurs étirements des mollets
- Au mur, jambe tendue (gastrocnémien) : mains au mur, une jambe loin derrière, genou tendu, talon au sol, avancez le bassin.
- Au mur, genou fléchi (soléaire) : même position, mais fléchissez le genou arrière en gardant le talon au sol.
- Sur une marche (talon dans le vide) : avant-pieds sur le bord d’une marche, laissez les talons descendre lentement.
- Descente en fente : en fente, transférez le poids vers l’avant en gardant le talon arrière au sol.
- Chien tête en bas (downward dog) : en V inversé, poussez alternativement les talons vers le sol.
- Assis avec une sangle : jambe tendue, une sangle autour de l’avant-pied, tirez la pointe vers vous.
- Debout, appui sur une jambe : pointe de pied contre un mur, talon au sol, avancez le genou vers le mur.
- Knee-to-wall (mobilité de cheville) : pied à quelques centimètres du mur, poussez le genou vers le mur sans décoller le talon (cible le soléaire et la cheville).
Quand les intégrer ?
- Après la course ou la séance jambes, pour détendre et récupérer.
- Le soir, en douceur, si vous êtes sujet aux crampes nocturnes.
- Dans une routine mobilité pour gagner en flexion de cheville (voir le stretching passif).
Les erreurs à éviter
- Décoller le talon pendant l’étirement au mur (l’étirement devient inefficace).
- Oublier le soléaire : rester jambe tendue ne suffit pas.
- Rebondir pour aller plus loin.
- Étirer un mollet douloureux à froid avant un effort explosif.
- Négliger de bonnes chaussures si vous courez souvent.
En résumé. Des mollets souples, c’est moins de crampes, un tendon d’Achille mieux protégé et une cheville plus mobile. La clé : étirer jambe tendue et genou fléchi, talon ancré, sans forcer.
Le bon réflexe : quelques étirements après chaque sortie course ou séance jambes, et un peu de mobilité de cheville dans la semaine.
Aller plus loin
FAQ — Étirement des mollets
- Anatomie : le triceps sural associe le gastrocnémien (bi-articulaire, étiré jambe tendue) et le soléaire (mono-articulaire, étiré genou fléchi), reliés au tendon d’Achille.
- Principes de pratique : talon ancré, 20 à 30 s par position, sans rebond ; travailler les deux positions.
- Repère de sécurité : une douleur vive et soudaine ou un mollet gonflé/chaud au repos relèvent d’un avis médical.
Cet article a une vocation informative. Une douleur vive et soudaine au mollet, un mollet gonflé, chaud ou douloureux au repos, ou une douleur au tendon d’Achille nécessitent un avis médical. Demandez conseil à un professionnel de santé avant de pratiquer ces étirements en cas de blessure ou d’antécédent, et interrompez tout mouvement provoquant une douleur.


